Au début du XXième siècle,
Lorsque les colonisateurs occupèrent les pays qui
forment aujourd'hui le Burkina Faso, ils ont été
frappés par les potentialités de l'activité
minière et métallurgique développée
traditionnellement çà et là.
En 1904, le capitaine NOIRE qui administrait le Yatenga
notait dans une monographie, que dans cette région,
la production annuelle de 539 tonnes de fer, sortant de
150 hauts fournaux traditionnels, avait permis de fabriquer
972 5000 dabas, 802 500 haches, 450 550 couteaux, 74 800
sabres et 217 300 briquets...
D'autres, se sont à leur tour enthousiasmés
devant les métallurgies des Moosé, Bwaba,
Bobo, Sénoufo. Ce savoir faire et l'habileté
à créer et à copier des modèles
d'articles européens méritaient à leurs
yeux qu'on s'y interressa.
Depuis 1983, historiens et archéologues, en particulier
le Département archéologie de l'Université
de Ouagadougou, sous la direction du Pr. Jean-Baptiste Kiéthéga
mènent un programme de recherche sur le fer ancien
au Burkina Faso. Il s'agit, à travers, prospections,
enquêtes de terrain, sondages et fouilles, de pouvoir
écrire l'histoire du fer et de la métallurgie
traditionnelle de ce pays, reconstituer les technologies
et étudier les impacts multiformes de l'activité
métallurgique sue la vie des populations.
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Pendant
deux jours, à l'initiative de l'association "Passaté"
, qui oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine
immatériel burkinabè, les derniers dépositaires
du savoir faire des "maîtres du feu et du fer"
Bamogo se sont réunis à
Dablo, province
du Samentenga pour nous faire
revivre un moment rare des arts et traditions populaires
du Burkina Faso.
La population du département, les archéologues
de l'Université de Ouagadougou et leurs étudiants
étaient tous réunis pour assister à
la création d'outils agraires traditionnels: dabas,
haches, réalisés à partir du seul minerai
de fer.
Ils ont pu en suivre toute les étapes: extraction
du minerai - construction du haut fourneau - fonte du fer(réduction
du minerai) - et enfin la forge de ce fer pour réaliser
tous ces instruments indispensables de la vie quotidienne
des agriculteurs burkinabè. |